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novembre 1974. Emportés par la démagogie du Président
de la République et le prestige d'une ancienne déportée,
une majorité de circonstance avec l'ensemble de la gauche
légalise le plus lâche et le plus abominable des
crimes, l'assassinat de l'enfant avant sa naissance à la
demande de sa mère qu'on rassure en lui présentant
ce meurtre comme un droit. Le 17 janvier 1975, la loi est promulguée
et le Conseil Constitutionnel trouve cela normal.
Depuis
10 ans cette loi aggravée par le remboursement du crime
contribue à la démoralisation et la destruction
de la société française où elle introduit
la pire des violences contre l'innocent. Le refus de la maternité
est présenté comme une libération de la femme
dont on nie l'instinct maternel. L'insuffisance des lois familiales
en ces temps de crise empêche même la venue au jour
des enfants désirés. La maternité ne devient-elle
pas un de ces sales travaux quiI faut laisser aux immigrés
au risque de la destruction de la culture française ?
Malgré
les évidences les responsables continuent à se réjouir
et affirment (Giscard, Veil, Barre, Fabius...) que rien ne doit
être remis en question. Et les fanatiques de la mort continuent
à revendiquer pour qu'on tue davantage et que le génoclde
s'étende aux infirmes et aux vieillards (euthanasie, devoir
de suicide).
Le
magnifique sursaut de l'Amérique reaganienne est qualifié
de rétrograde et on admire cette candidate à la
vice-présidence meilleure catholique que le Pape.
Fêtant
ses 20 ans, le Nouvel Observateur continue à se
flatter d'avoir été à l'origine de cette
liberté comme de celle de l'homosexualité.
Ce
n'est certes pas pour nous décourager qu'iI faut rappeler
ces tristes évidences, mals au contraire pour dynamiser
et rendre plus efficace notre révolte. C'est à nous
qui croyons à la vérité et qui n'adhérons
pas aux thèses sceptiques de ce fonctionnaire romain craignant
pour son avancement Ponce Pilate, de lutter sur tous les fronts
: enseignement notamment aux jeunes de l'horreur de l'avortement,
aide aux mères en détresse, lutte parlementaire
auprès des représentants et de leurs électeurs
nos concitoyens pour que de justes lois familiales permettent
l'abolition de la loi scélérate et d'abord de son
Inique remboursement. Utopie? Certes, non. Si demain toutes les
petites villes de France devenaient des Annonay, cela deviendrait
réalité. Et derrière Annonay et son admirable
équipe, la foi, le courage, le dévouement d'un homme.
Il suffit d'oser. Osons.
Le
Président
Dr Paul Chauchard
© Laissez-les-Vivre
SOS Futures Mères, janvier 1985
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