Les
déclarations de Monsieur le Président de la République
me paraissent extrêmement graves.
Je
ne crois pas au libéralisme des fours crématoires
et des incinérateurs.
Dans
l'immédiat, je me demande ce que vont penser les Magistrats
de notre Pays. Car c'est la première fois, en France, à
ma connaissance, qu'en présence d'une loi républicaine
qui est en vigueur, le Chef du Pouvoir Exécutif affirme
tout simplement sa volonté de ne plus appliquer la loi.
C'est
un redoutable précédent avec lequel le simple citoyen
que je suis, ne peut être d'accord.
On
parle beaucoup de modifier ou d'améliorer nos lois constitutionnelles.
Eh bien, la règle constitutionnelle de séparation
des pouvoirs, que d'autres sont en train de rappeler si cruellement
au Président des États-Unis, semble de cette façon
directement violée.
Alors
que la première chose à faire, à mes yeux,
serait d'abord de respecter la Constitution que nous avons, de
respecter la volonté du Parlement et des électeurs
hostiles à l'avortement, et de respecter la conscience
des Juges qui sont chargés de faire appliquer la loi.
LAISSEZ-LES-VIVRE
est donc obligé d'interpréter les déclarations
de Monsieur le Président de la République comme
une inexplicable démission devant ses plus importantes
responsabilités.
Nous
appelons tous les hommes toutes les femmes, tous les jeunes, et
toutes les familles de ce Pays, qui sont menacés, à
se grouper autour de nous pour affirmer bien haut qu'il faut croire
à la VIE, et la défendre pour que vive la France.
© Laissez-les-Vivre
SOS Futures Mères, octobre 1974
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