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Après la première conférence de presse
de M. Giscard d'Estaing
Le problème de l'avortement provoqué
IMPRIMERdevant le pouvoir législatif et judiciaire

M. le Président de la République :

Question. – Monsieur le président, en ce qui concerne le problème de l'avortement, où se situe votre choix entre, d'une part, le respect dû à la vie et, d'autre part, l'aide matérielle et morale à apporter aux femmes qui sont dans la détresse devant une grossesse non désirée ?

Réponse. – Dans la loi d'amnistie, et ceci à mon initiative, a figuré pour la première fois, l'amnisitie, de toutes les condamnations de femmes qui avaient été prononcées pour fait d'avortement. Ensuite, j'ai lu, comme chacun de vous, la loi de 1920. Cette loi est inapplicable et inappliquée. Si vous regardez le détail de l'article 3, vous verrez dans cette loi que le simple fait d'inciter où d'exhorter à des pratiques restrictives en matière de contraception devrait être puni de peines de prison entre un mois et six mois et une amende. Or, à l'heure actuelle, le Parlement vient de voter un dispositif qui, au contraire, libéralise et facilite la contraception. Peut-on appliquer une loi qui crée à cet égard des peines de prison ? C'est un sujet qui devrait être traité par le Parlement lors de sa prochaine session de façon à être tranché avant la fin de la présente année. C'est au Parlement de trancher. II ne m'appartient pas de le faire, et de le faire à l'occasion d'un certain nombre de peines. Je souhaite qu'il tranche dans un sens libéral et non répressif. Enfin, je demande au gouvernement de ne plus entreprendre de poursuites dans l'attente du vote du Parlement à l'encontre des femmes qui se verraient appliquer la loi de 1920.


Communiqué de presse de Laissez-les vivre


Au cours de sa réunion de presse, le Président de la République a cité l'article 3 de la loi de 1920.

Il ignore que ce texte a été abrogé par le Parlement.

Le Président de la République dit qu'il a donné des instructions au Gouvernement de ne plus appliquer la loi.

Mais la Constitution donne l'ordre au Premier Ministre d'assurer l'exécution des lois (article 21) et au Président de la République de veiller au respect de la Constitution (article 5).

Le Président de la République ne propose aucune réforme pour permettre à toute femme de garder son enfant. II exprime simplement le souhait qu'elle puisse le supprimer.

« Le chemin de la libération de la femme – écrivait Maurice THOREZ dans l'Humanitépasse par les réformes sociales, il ne passe pas par les cliniques d'avortement. »


Réponse de F. Delibes,
secrétaire général du mouvement sur Europe I


Les déclarations de Monsieur le Président de la République me paraissent extrêmement graves.

Je ne crois pas au libéralisme des fours crématoires et des incinérateurs.

Dans l'immédiat, je me demande ce que vont penser les Magistrats de notre Pays. Car c'est la première fois, en France, à ma connaissance, qu'en présence d'une loi républicaine qui est en vigueur, le Chef du Pouvoir Exécutif affirme tout simplement sa volonté de ne plus appliquer la loi.

C'est un redoutable précédent avec lequel le simple citoyen que je suis, ne peut être d'accord.

On parle beaucoup de modifier ou d'améliorer nos lois constitutionnelles. Eh bien, la règle constitutionnelle de séparation des pouvoirs, que d'autres sont en train de rappeler si cruellement au Président des États-Unis, semble de cette façon directement violée.

Alors que la première chose à faire, à mes yeux, serait d'abord de respecter la Constitution que nous avons, de respecter la volonté du Parlement et des électeurs hostiles à l'avortement, et de respecter la conscience des Juges qui sont chargés de faire appliquer la loi.

LAISSEZ-LES-VIVRE est donc obligé d'interpréter les déclarations de Monsieur le Président de la République comme une inexplicable démission devant ses plus importantes responsabilités.

Nous appelons tous les hommes toutes les femmes, tous les jeunes, et toutes les familles de ce Pays, qui sont menacés, à se grouper autour de nous pour affirmer bien haut qu'il faut croire à la VIE, et la défendre pour que vive la France.

© Laissez-les-Vivre – SOS Futures Mères, octobre 1974

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