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IMPRIMERLe défi

Au cours du récent débat parlementaire, l'unanimité s'est faite sur deux points : l'avortement n'est pas la juste solution de la régulation des naissances ; il faudrait une politique de justice sociale et familiale pour donner la liberté de ne pas avorter.

Malheureusement ce n'est pas l'avortement en lui-même dans sa réalité criminelle qui a été au centre des discussions, mais son aspect clandestin qu'il s'agit de faire disparaître en supprimant la répression et en oubliant toutes les conséquences désastreuses de l'avortement médical. Donc la première chose à faire serait de légaliser totalement, disant avec une certaine logique, les uns, plus largement disent utopiquement les autres qui cherchent à définir des motifs légitimes aux limites impossibles à préciser.

En attendant ? Mais pourquoi attendre puisque le but sera atteint. Non la suppression de l'avortement clandestin, mais le droit d'avorter que pratiqueront ceux qui ne veulent pas se sacrifier. Ainsi seront satisfaits ceux des législateurs qui pensent que la justice sociale et familiale coûterait trop cher tandis que ceux qui pensent une révolution nécessaire la rendraient paradoxalement moins urgente. II est vrai qu'il est loin l'optimisme marxiste de conquête de la terre si opposé au malthusianisme dit bourgeois. Tous les pays de d'est, y compris la Chine, dans un irrespect de la vie étonnant pour un matérialisme socialiste, sont tolérants pour l'avortement. Ils ne reculent que devant les menaces de catastrophe démographique.

Ce qui prime aujourd'hui c'est le soi-disant intérêt économique et financier, ce n'est pas l'homme, que ce soit dans le cadre du capitalisme privé ou du capitalisme bureaucratique d'état baptisé socialisme. Mieux vaut donc pour la gauche satisfaire le besoin d'avortement on accusant l'injustice actuelle plutôt que de s'orienter vers la vraie révolution sociale humaniste qui apparaît, sans qu'on ose le dire, comme une impossibilité économique.

Très honnêtement, notre adversaire principal se faisant écho des calomnies contre notre association, le député P.S.U. Le Foll, a montré que, « même à terme, les mesures en faveur de la famille et le développement de la contraception n'élimineront pas les risques d'une grossesse indésirée. Le nombre des avortements qui sont actuellement pratiqués dans des classes les plus aisées et les plus informées de la population suffisent déjà à le prouver ».

Nous relevons le défi et nous comptons sur l'aide de nos amis les députés an service de la vie pour nous y aider.

Les sacrifices nécessaires pour cette vraie politique familiale réclamée par le Congrès de Strasbourg sont possibles dans notre pays. Et nous ne cesserons de la réclamer contre les "sages" économistes de droite, du Centre ou de gauche.

Mais cela ne suit pas. M. Le Foll a raison. C'est un problème de société et de civilisation. La société du bonheur dont nous avons besoin, on ne l'obtiendra pas par l'avortement, la drogue et la pilule dans un contexte de violettes irresponsable. Avant le politique et devant être favorisé par le politique, le civisme, cette organisation communautaire, cette autogestion au service des faibles. Ici ne s'agit pas de cette information et de cette aide qu'on nous propose sous forme de centres d'avortement et de distribution de pilules et d'abortifs stérilets. Il s'agit face à la propagande mensongère, même appuyée par des Prix Nobel ou de soi-disant prêtres ou pasteurs, d'enseigner la vraie réalité de l'avortement, il s'agit de l'engagement enthousiaste dans l'aide psychologique aux mères en détresse affolées et abandonnées contraintes à l'avortement comme la seule solution qui leur est proposée sinon imposée par le terrorisme d'une opinion publique mal informée. Des centres S.O.S. Futures Mères doivent pouvoir aider toutes les mères en difficulté leur rendant possible les autres solutions que l'avortement comme une aide d'abord psychologique d'urgence est apportée aux candidats au suicide.

Tout enfant conçu a le droit de vivre et d'être heureux. Les Partisans de l'avortement ont raison de voir la solution dans une éducation sexuelle permettant la procréation volontaire et responsable. Mais c'est une utopie totale de croire que cela sera possible par une simple information contraceptive, confondant d'ailleurs contraception et avortement précoce, dans le cadre de cette antiéducation sexuelle de jouissance égoïste érotomaniaque que les partisans d'une fausse libération proposent. La lutte contre l'avortement passe par l'éducation du contrôle de soi et particulièrement pour l'élément masculin.

Qu'un grand mouvement d'opinion publique et d'engagement nous aide nous ensemble à réussir face au défi des avorteurs. Oui l'avortement peut disparaître dans le maintien de son illégalité car des lois familiales justes sont possibles dès aujourd'hui, parce qu'on peut apporter dès aujourd'hui une assistance psychologique aux femmes enceintes en détresse, parce qu'on peut proposer aux jeunes tune authentique éducation sexuelle.

Dr P. Chauchard

© Laissez-les-Vivre – SOS Futures Mères, avril 1974

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