L'Islam
évidemment n'est pas la seule religion qui repousse l'avortement
en l'appelant par son nom.
Nous
avons vu qu'à plusieurs reprises le pape et différentes conférences
épiscopales l'avait condamné sans appel.
Au
cours de ce même mois de janvier, qui avait vu le colloque
de Rabat,
deux autres assemblées d'évêques ont renouvelé ce geste.
Tout
d'abord en Allemagne de l'Est.
Le
Gouvernement de la R.D.A. ayant annoncé son intention de déposer
un projet de loi, qui depuis aurait été promulgué, permettant
"l'interruption de grossesse", le cardinal Bengsch, évêque
de Berlin, et les huit autres évêques de ce pays, ont publié une
lettre pastorale commune pour rappeler que l'avortement est un
crime.
Ensuite,
en Italie, où un projet de loi autorisant l'avortement a été effectivement
déposé devant la Chambre des Députés, l'Épiscopat italien a publié
un "document" réaffirmant la doctrine catholique dans ce domaine.
« L'avortement,
y est-il dit, ne perdra jamais son caractère de crime moral. »
Les
évêques italiens préconisent une politique familiale hardie, une
assistance spéciale aux mères célibataires, une information du
public pour les méthodes de régulation des naissances conformes
à la moralité.
Enfin,
en juin dernier, le cardinal Jaeger, archevêque de Paderborn,
a fait lire dans toutes les Églises de son diocèse, une lettre
pastorale condamnant un projet de légalisation de l'avortement
en Allemagne fédérale; il s'agit là dit-il en substance « d'un
nouveau programme d'euthanasie ».
© Laissez-les-Vivre
SOS Futures Mères, octobre 1972
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