Les
Groupes d'Étude Santé-Médecine (Secrétaire général : Victor
Pauchet, 41, allée des Grandes-Fermes, 92-Vaucresson), n'entend
pas du tout se rallier aux prescriptions des Médecins de l'Ordre,
reconnaissant ainsi un Ordre moral supérieur à l'Ordre des Médecins.
La pétition que le Groupe Santé-Médecine adresse au ministre de
la Santé publique serait à publier en entier. Nous ne pouvons
qu'en citer quelques passages :
« La
légalisation du crime d'avortement, loin d'en limiter la pratique
clandestine, lui donnerait droit de cité. Elle ne résoudrait qu'apparemment
les cas douloureux : médicalement l'avortement, même pratiqué
dans les meilleures conditions présente des risques graves ;
socialement, l'assassinat d'un enfant dans le sein de sa mère
est en soi inacceptable, même quand il semble momentanément résoudre
une difficulté...
« En réalité, l'avortement décèle une conception
de la société qui méprise la vie humaine. A l'heure où l'on parle
d'éducation permanente, c'est une curieuse forme d'éducation que
d'introduire dans les moeurs l'assassinat protégé par la loi.
« Le nazisme ne raisonnait pas autrement et
il était cohérent avec sa conception matérialiste de la vie sociale.
Si l'homme n'existe que pour l'enrichissement matériel de la société
et le maximum de jouissances qu'elle procure, la voie est ouverte
à tous les meurtres exigés par une "raison d'État" sans références
morales.
« Si au contraire, la vie de l'homme est sacrée,
ce n'est pas impunément qu'on doit disposer de celle des innocents.
Un État digne de ce nom doit tout mettre en aeuvre pour punir
les criminels, non pour protéger certains de leurs forfaits. »
« Le moment n'est pas d'assouplir les lois sur l'avortement,
mais de les renforcer.
« Les promoteurs de la contraception disaient
: "II faut éviter l'enfant pour .. ne pas avoir à le tuer". Comment
se fait-il qu'un grand nombre d'entre eux se retrouvent, aujourd'hui,
parmi les promoteurs de l'avortement légal, sinon parce que nous
sommes en face d'une entreprise de destruction de la vie en France,
d'un nouveau syndicat du crime ?
« Cela, Monsieur le Ministre, nous ne pouvons
l'accepter et nous lutterons de toutes nos forces contre cet ennemi
de l'intérieur. »
L'Association Laissez-les Vivre se félicite d'avoir
trouvé de généreux compagnons de lutte.
© Laissez-les-Vivre
SOS Futures Mères, 1971
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