Le
monde occidental n'ignore pas que la Hongrie se trouve en tête
de la statistique dans le domaine de l'avortement et à
la dernière place pour le pourcentage des naissances.
Entre
1957 et 1972, on y procéda à trois millions d'avortements,
ce qui correspond à un tiers environ de la population de
la Hongrie qui compte dix millions d'habitants.
Le
taux des naissances qui était en 1956 de 19,6 pour mille
n'est plus que de 12,6 pour mille en 1971.
Les
conséquences de l'avortement libre sont les suivantes :
I.
CONSÉQUENCES DÉMOGRAPHIQUES
Pour
l'année 1985, on prévoyait que le taux de mortalité
dépasserait le taux des naissances de 1,2. D'où
: vieillissement de la société, difficultés
dans l'établissement et le partage du produit social brut,
manque de main-d'uvre, tensions sociales, etc.
II.
CONSÉQUENCES MÉDICALES
1)
POUR LES FEMMES
Les avortements répétés (10, 15 ou 20 avortements
à la suite) ont été nombreux et ont occasionné
des dommages importants dans l'organisme féminin :
complications inflammatoires, allant de la péritonite à
la septicémie, inflammations chroniques et incurables des
organes sexuels internes (en Hongrie, ces femmes sont dénommées
"Bauch-Krüppel", "ventres estropiés"),
végétations dans la cavité abdominale avec
tout ce qu'elles peuvent entraîner (occlusions intestinales,
fausses couches, stérilité). Plus de la moitié
des fausses couches ont pour origine des avortements antérieurs.
2)
POUR LES ENFANTS
Le
nombre des enfants mort-nés et prématurés
s'est multiplié après des avortements ; le
poids des nouveau-nés est diminué. La mortalité
infantile a augmenté. On constate de plus en plus de malformations
chez les nouveau-nés. Au cours du développement
ultérieur de ces enfants, on a observé plusieurs
cas significatifs de retard physique, mental et moral ; difficultés
de langage, d'audition, etc. C'est comme estropiés, idiots
et criminels que ces enfants constitueront une grande masse d'êtres
asociaux à la charge de la société, avec
toutes les conséquences morales, sociales, économiques,
et éventuellement génétiques que cela comporte.
A
la suite de ces expériences, une campagne de contestation
fut lancée en Hongrie en 1964 (...) La situation devenant
de plus en plus précaire, il ne resta bientôt plus
d'autre solution que d'interdire l'avortement à délai,
après une expérience de 17 ans, lourde de conséquences.
Le
président du gouvernement hongrois Quisling, a fait la
déclaration suivante au Parlement en avril 1973 : « II
est de notre devoir de mieux protéger les mères
et la santé des femmes. Nous ne pouvons tolérer
que l'avortement faute d'information suffisante menace gravement
la sauré des mères et celle des générations
futures ».
A
la suite de cette déclaration, une nouvelle réglementation
sur l'avortement a été instaurée en décembre
1973. L'avortement ne peut être pratiqué désormais
que sur indication très sévère et très
lourde.
Après
17 ans d'expérience, nous pouvons en pleine conscience
et de plein droit faire les constatations suivantes :
L'avortement
est la plus mauvaise méthode de régulation des naissances
et de planning familial, non seulement du point de vue éthique,
mais aussi biologique, aussi bien pour la femme que pour les générations
futures, pour la société et pour la nation. L'avortement
massif, appelé avortement à délai, ne fournit
aucune solution aux problèmes qui se posent, mais crée
de nouveaux problèmes plus graves. Il provoque la décadence
morale et biologique de la société et de la nation;
cette situation ne pourra être rétablie qu'après
des dizaines d'années, ou peut-être jamais.
L'avortement
massif est semblable au massacre des masses, exécutées
par les nazis ou les communistes, et doit être jugé
encore plus sévèrement.
CEUX
QUI L'INTRODUIRAIENT COMMETTRAIENT UN CRIME CONTRE LEUR PROPRE
PEUPLE, LEUR PROPRE NATION ET L'HUMANITÉ ENTIÈRE.
CE SERAIT MÊME UN CRIME PRÉMÉDITÉ EN
CONSIDÉRATION DES FAITS EXISTANTS. L'HISTOIRE NE PARDONNERA
PAS D'AVOIR IGNORÉ CES FAITS; ELLE NE LE PARDONNERA JAMAIS.
© Laissez-les-Vivre
SOS Futures Mères, octobre 1974
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