Laissez-les-Vivre

Qui sommes-nous ?
Programme
Communiqués
Le "Courrier"
Publications
Diffusez vos idées
Adhérez
Liens
Archives

SOS Futures Mères

Qu'est-ce que c'est ?
Un cas SOS FM
Joindre une antenne
Aider SOS FM
Sa vie avant la naissance
Qu'est-ce qu'un avortement ?

DOCUMENTATION

Démographie mondiale
F.A.Q.

Nous contacter
LA LOI VEIL, SES PROLÉGOMÈNES & SES SUITES



Le cardinal Archevêque de Paris
IMPRIMERs'élève contre la loi d'avortement

La presse n'a pas toujours reproduit en entier l'intervention faite par le Cardinal Marty le lendemain de la parution à l'officiel de la loi Giscard-Veil. On trouvera ici cet important document.
Mme Veil, à la suite de cette Intervention a cru devoir déclarer que si le Cardinal avait ainsi parlé c'est qu'on l'y avait obligé. On aimerait connaître ses sources. Ce sont peut-être ces mêmes informateurs qui lui ont laissé ignorer les intentions des juges de la
Cour constitutionnelle d'Allemagne.
Nous croyons même pouvoir ajouter qu'à une époque où le prédécesseur de M. Giscard d'Estaing n'était pas encore accablé par le mal qui devait l'emporter, le cardinal Marty lui-même s'était fait l'écho auprès de lui des vives préoccupations de l'Église catholique devant les projets que l'on prêtait alors au Gouvernement français et que M. Georges Pompidou avait paru y être fort sensible.

1. La nouvelle loi sur l'interruption volontaire de grossesse a été votée.

Nous étions en droit d'attendre une loi de protection de la maternité, permettant à toute femme de garder son enfant. Nous sommes en face d'une loi de libéralisation de l'avortement.

Au moment où cette loi va entrer en application, je dois de nouveau m'adresser aux catholiques. Jusqu'à ce matin, et devant Dieu, je pensais à ce que j'avais à vous dire. Voici ma déclaration.

2. L'avortement est objectivement un mal. Même légalisé, il demeure une atteinte radicale à la vie humaine, une œuvre de mort. Aucun artifice de langage, aucun texte législatif ne peuvent voiler cette terrible réalité.

3. Certains pensent que cette loi, inspirée parla situation des mœurs dans notre société, aura un effet dissuasif. Telle est, je le crois, la pensée des auteurs de ce texte.

Nous n'avons pas la garantie que les procédures prévues joueront dans ce sens. Il est des femmes qui envisageront d'interrompre volontairement leur grossesse : comment seront-elles conseillées, aidées ? II ne nous est
pas dit comment elles seront éveillées à leurs responsabilités. Il n'est pas consenti un vigoureux effort de solidarité ; à l'heure actuelle aucune véritable politique de la famille n'est promue. Bref, les conditions ne sont pas remplies, qui pourraient laisser espérer que le fléau des avortements clandestins sera efficacement combattu.

Les déclarations d'intention ne suffisent pas. C'est la promotion de la femme et la vie de l'enfant qui sont ici en cause.

4. Notre société est éclatée, disloquée. Sur le plan d'un principe aussi fondamental que celui du respect de la vie humaine, un désaccord existe entre ses membres ; nous constatons le fait avec tristesse.

Mais nous ne désespérons pas pour autant.

Le meilleur service que les catholiques puissent rendre, c'est de garder intactes leurs convictions ; c'est de s'efforcer de les faire partager ; c'est de s'engager avec désintéressement au service de toutes les personnes qui se trouvent en état de détresse.

5. Je m'adresse aux catholiques qui participent à quelque degré que ce soit aux décisions du pouvoir politique : ils considéreront comme une de leurs plus graves obligations de travailler avec ténacité à la mise en œuvre d'une véritable Politique de la famille ; ils combattront pour la promotion de l'enfant et de la femme ; ils rappelleront que l'homme aussi porte une grave responsabilité dans le respect de toute vie humaine.

Je m'adresse aux catholiques qui sont médecins. membres du personnel hospitalier, travailleurs sociaux, conseillers conjugaux. De par leur profession ils sont au service de la santé et de la vie. Ils savent bien que la foi chrétienne, comme la morale, interdit l'avortement. Ils s'attacheront de toutes les manières possibles, à éveiller au respect de la maternité. Placés dans des circonstances difficiles et inextricables, c'est avec une conscience éclairée qu'ils auront à se déterminer.

6. J'appelle les catholiques à soutenir ou à créer dans les meilleurs délais des centres d'accueil, de consultation et d'entraide pour les futures mères. Les établissements hospitaliers tenus par des religieuses voudront, au besoin par des créations de services, donner au plus tôt l'exemple en ce domaine. Ces centres traduiront concrètement notre résolution. de servir la vie humaine dès ses commencements.

En toute circonstance, les chrétiens aideront – de leur compréhension et d'une aide effective – les femmes pour lesquelles la grossesse est dramatique.

7. Chaque époque comporte ses urgences. Notre temps requiert la sauvegarde et la promotion de la personne humaine. C'est pourquoi nous travaillerons sans relâche à la protection de toute maternité (1).

Si je parle ainsi, c'est en fidélité au message de l'Évangile dont le seul commandement est celui de l'amour.

(1) Pour éclairer les consciences des catholiques dans les circonstances actuelles une note préparée par la Commission de la Famille sera publiée prochainement.

© Laissez-les-Vivre – SOS Futures Mères, mai 1975

REMONTER EN HAUT DE LA PAGE