Cinq
ans après la conférence du Caire qui prévoyait
d'instaurer une « stratégie pour contrôler
la croissance démographique » comme l'avortement,
ce sont les représentants de 180 pays qui se sont
réunis à New-York afin de la mettre en pratique.
Comme toujours, sont diabolisés le Vatican, les pays arabes
ou les "mouvements catholiques conservateurs" coupables,
aux yeux des tenants de l'idéologie, de s'opposer «
à l'avortement, la contraception ou l'éducation
sexuelle » (Sic).
Dans cette conférence, on retrouve les partisans de la
culture de mort, tel Bernard Kouchner qui doit y faire
une allocution de clôture.
Le Figaro souligne que « 40 % des couples
dans le monde n'ont pas accès à la contraception ».
L'objectif avoué de cette réunion est de limiter
la population mondiale, à l'horizon 2050, sous la barre
des 10 milliards d'individus, et ce, en réduisant
la taille des familles.
La disproportion qui ne peut manquer d'en résulter, dans
un premier temps, entre les personnes âgées et la
jeune génération, en particulier alors que surgit
déjà le problème du paiement des retraites
dans les pays occidentaux, est évidemment l'une des causes
réelles du courant pro-euthanasie qui se développe
dans le mond entier.
Pour
faire suite aux comptes-rendus officiels sur la conférence
de New-York, le démographe Jacques Dupâquier vient
de publier dans Le Figaro (13 juillet 1999) une intéressante
tribune libre.
Face aux prophéties apocalytiques sur la démographie
mondiale, il relève un certain nombre de vérités
qui mettent à mal la thèse officielle de la surpopulation
mondiale.
Chiffres en main, il affirme qu'il est inexact de prétendre
que la population mondiale s'accroisse dangeureusement. Au contraire,
dit-il, le remplacement de générations n'est plus
assuré nulle part.
Mais il affirme que les campagnes malthiusiennes des Nations Unies
n'ont sans doute eu aucun effet sur cette régression. Selon
lui : « c'est le développement (au sens
de modernisation) qui explique, dans ces pays la chute de la
natalité, et non l'inverse ». Les seuls
pays où l'offensive malthusienne a remporté des
succès sont malheureusement ceux qui souffrent d'un grave
déficit démographique, c'est-à-dire l'Europe
et l'Amérique du Nord.
Et, déplorant la croissance différentielle des continents
qui va, dès le début du prochain millénaire,
bouleverser complètement l'équilibre de la planète,
il rappelle la formule plaisante d'Alfred Sauvy : « Nous
nous sommes mis à la diète sous prétexte
que les obèses habitaient les maisons voisines ».
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