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RETRAITES

L'AUTRE SCANDALE DES RETRAITES
[01/12/2000]

Il faut lire, relire, méditer, faire connaître, comme une œuvre de salut public, le livre Le mensonge permanent (éditions Les Belles Lettres) du docteur Gérard Maudrux, président de la Caisse autonome de retraite des médecins français.

Nos raisons, nos arguments y sont tous présentés avec la plus grande clarté, et le fait que l'auteur soit un expert en la matière leur donne une force nouvelle. Le système des retraites à la française a bien subi un véritable rapt de la part d'une caste d'idéologues, fermés à la moindre des évidences économiques et démographiques ; et, afin de mieux asseoir leur domination, ils organisent en toute tranquilité, sous couvert de la sacro-sainte répartition, la spoliation de l'argent que les Français croient avoir économisé pour leurs vieux jours, et préparent délibérément, à partir de 2005, pour des millions de personnes âgées, un état de paupérisation sans précédent.

Mais ces idéologues ne sont pas désintéressés. Pour eux, l'idéologie a les limites de leur propres intérêts. Car, au moment même où ils mettent en œuvre les moyens de réduire les autres à la misère, ils sont au contraire très attentifs au maintien, après leur mise à la retraite, des avantages dont les membres de la caste et leurs agents d'exécution bénéficiaient durant leur "vie active".

Au premier rang des profiteurs de cette véritable "Nomenklatura" étatique, les élus, principaux responsables de la situation, qui, outre leurs innombrables privilèges financiers, se sont donné un système de retraite par capitalisation que, sous prétexte de solidarité, ils refusent aux autres.

Une solidarité d'ailleurs à sens unique, puisque les agents de l'État, ceux des entreprises publiques et des collectivités locales profitent d'un système dans lequel la plus grosse part de ce qu'ils touchent comme retraités n'est pas dû aux charges versées (seulement 18,5 % en moyenne, mais seulement 6 % pour la SNCF,) mais à ce qui provient de l'impôt, c'est à dire de la poche des contribuables. Et cependant, les fonctionnaires et les régimes spéciaux toucheront 75 à 100 % de leur dernier bulletin de salaire, c'est à dire celui de leur fin de carrière, alors que les autres Français, pour une cotisation atteignant facilement le double, n'en toucheront que de 10 à 45 %.
Et cela, sans compter nombre de privilèges d'usages, toujours à la charge de la communauté nationale, qu'ils conserveront en tout ou en partie, à leur entrée en retraite (EDF, RATP, SNCF). Le docteur Maudrux a calculé qu'en 2020, quelque 3 millions de retraités privilégiés coûteront plus cher que 15 millions de retraités du secteur privé.

Détail amusant : s'il est vrai qu'un fonctionnaire à la retraite coûte aussi cher qu'un fonctionnaire en activité, il coûte aussi plus longtemps puisque les statistiques montrent que la longévité du fonctionnaire est supérieure à la moyenne de la population, ce qui se comprend très bien. On comprend aussi la convergence d'intérêts qui s'attache à ce statut, et l'on constate que, seul des pays développés, la France a vu, depuis une trentaine d'années, une augmentation des effectifs de la fonction publique, qui sont passés de quelque 17 % (ce qui est la moyenne de nos partenaires européens) au quart de la population active, en voie - comme on sait d'augmenter encore.
Cela fait froid dans le dos ! Mais que dire de la passivité avec laquelle ces chiffres, comme tous ceux concernant l'avenir de notre situation économique, qui sont connus depuis des dizaines d'années, sont reçus par l'opinion publique ?

Dans vingt ans – le docteur Maudrux le dit comme nous – par le jeu de toutes les absurdités politiques et économiques imposées au peuple français depuis trente ans, la France sera un pays pauvre, au niveau de vie plus bas que la moyenne des autres pays industrialisés. Mais un pays pauvre dans lequel un flux d'argent, géré à l'écart de celui réservé aux millions de retraités réduits aux minima sociaux, servira à alimenter les grasses pensions de tous ceux à qui revient la responsabilité des malheurs publics.

Le livre du docteur Maudrux est une véritable bombe qui aurait dû faire la une des quotidiens et l'objet de grandes enquêtes des médias audiovisuels. Alors qu'ils orchestrent à l'envi les moindres affirmations officielles sur les prétendues baisses du chômage, qui ne sont dues en réalité qu'à des recrutement de service public aussi inutiles qu'onéreux, quoique sous-payés, ou à des manipulations administratives de la situation des sans-emploi, on juge a
contrario de toute la servilité qui se cache universellement derrière les grandes protestations de liberté de la
presse.

P.R.

(Article paru dans La lettre du C.R.V. n° 124 décembre 2000)


"COUP DE GUEULE" OU COUP DE
CHAPEAU À L'IDÉOLOGIE OFFICIELLE ?

[07/06/2000]

Dans un hebdomadaire qui laisse habituellement à "l'opposition" une part plus belle que la moyenne des autres produits de kiosque, le parlementaire François Goulard, député du Morbihan, a poussé le "coup de gueule de la semaine".

S'attaquant au plan sur les retraites annoncé par Jospin dans la logique du rapport Teulade, Goulard lance d'emblée : « Ce plan démontre que Lionel Jospin n'est pas un homme d'État ! C'est quelqu'un qui, pour des raisons strictement politiques, est capable de ne pas présenter aux Français la situation telle qu'elle est et de ne pas préparer les réformes qui sont indispensables ».

Cela fait si longtemps que nous dénonçons la langue de bois mortelle qui universellement cours dans la caste politico-médiatique dès que sont en cause les grandes idéologies, et qui culmine au sujet des problèmes liés à celui des retraites, que l'exorde du député Goulard ne pouvait que nous donner une secrète satisfaction. Serait-il possible qu'un homme public de cette importance relayât enfin les propositions salvatrices que nous préconisons depuis plus de vingt ans ? Diplômé de l'Institut d'études politiques, à la carrière bancaire, brillante, aux responsabilités administratives et politiques exemplaires, Goulard romprait-il, premier du genre, avec le système dont il vit ?

Entendrons-nous enfin formuler au moins cette vérité de bon sens que pour apporter un remède à un système de retraite fondé essentiellement sur le présupposé d'une dénatalité vigoureuse, il est absolument vital de maintenir une natalité vigoureuse  ?

Non ! Car dans le système politique qui régit la France, "majorité" et "opposition" ne sont que les termes interchangeables des deux faces d'une même coterie qui, avec des différences marginales destinées seulement, pour la vraissemblance des choses, à ratisser l'électeur désinformé, fait alterner au pouvoir la même idéologie antisociale.

C'est donc en veillant bien à ne pas toucher à celle-ci que le député "d'opposition" Goulard s'oppose à Jospin. « Il faut avoir le courage – dit-il – de dire que les régimes spéciaux, c'est-à-dire les régimes de retraites des agents publics, doivent être réformés ». C'est très bien de le dire et cela ne coûte pas grand chose lorsqu'on est un haut fonctionnaire dans l'opposition. Et comment ne pas se souvenir de la plate-forme de gouvernement RPR-UDF de 1986, s'engeant auprès des Français à réformer le Code de la nationalité dans un sens vigoureux et à créer un véritable salaire parental, engagement qui servit à lancer la candidature de Chirac ?

Le véritable courage serait de reconnaître que majorité ni opposition confondues dans la défense des mêmes idéologies et des mêmes privilèges, ne toucheront volontairement aux fondements d'un système qui garantit la pérennité d'une certaine caste.

« Le second point consiste à créer d'urgence des fonds de pension. Le troisième (...) à consacrer tout l'argent des privatisations dans les retraites sous la forme d'un fonds de réserve ».

Voilà encore des mesures incontestablement bonnes, dont nous avons amplement parlé, auxquelles il faudra avoir recours, mais qui sont purement palliatives ou efficaces par accompagnement. Le problème des retraites n'est pas un problème technique, comme le laisse croire cette déclaration. C'est un problème de nature politique, dont les solutions relèvent de choix politiques, en l'occurence de politique familiale et démographique, engageant en profondeur une certaine conception de l'État et de la société.

Tout au contraire conclut Goulard, « une fois que l'on aura fait cela, on se sera vraiment attaqué au problème des retraites pour notre pays avec toutes les chances de succès ».

Concluons de notre côté : faute d'une poltique familiale nataliste, ce n'est pas seulement le système des retraites qui s'écroule, c'est la survie même de la communauté nationale qui est en cause ; et les propositions du député du Morbihan, séparées de ce qui les rendait efficaces, ne font que donner du crédit à l'erreur et favoriser les conditions de la mondialisation.


JUSQU'À QUAND LA CASTE
POLITICO-MÉDIATIQUE S'OBSTINERA-T-ELLE
À PROMOUVOIR L'IDÉOLOGIE
CONTRE L'ÉVIDENCE ?

[13/03/2000]

Après le rapport Charpin, pourtant rédigé en vue de satisfaire le gouvernement mais qui avait eu le malheur d'exprimer quelques idées non conformes à l'optimisme officiel, le rapport Teulade rentre dans le rang.
Pour justifier le maintien tel quel du système de retraite par répartition, il reprend à son compte l'hypothèse des 3,5 % de croissance sur 40 ans, ce à quoi absolument aucun économiste ne peut croire.
Toute l'analyse du rapport Teulade est à l'avenant que l'actuel gouvernement est bien décidé à ne remettre en cause ni les privilèges de la fonction publique ou du personnel politique, ni la régression économique globale de la France.

Dans Libération du 3 février, Michel Godet, professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers, aborde le problème des retraites selon notre logique. Il affirme – comme nous – que « la question collective des retraites (...) a des causes démographiques » et que « les solutions à long terme ne peuvent être que de même nature ». Certes, il met sur le même plan la relance et la natalité et l'ouverture des frontières à l'immigration. Mais du moins, a-t-il la clairvoyance de souligner l'absolue nécessité d'une relance de la natalité, ne serait-ce que pour rendre possible la politique d'immigration car – dit-il – « il faudra un maximum d'enfants nés au pays pour permettre l'intégration dans les écoles ».

Dans Le Figaro du 13 janvier, Jacques Dupâquier, membre de l'Institut, répondait à l'incitation à l'immigration préconisée dans un rapport de l'O.N.U. en vue de combler le déficit démographique européen.
Il constate, pour la France, une progression de l'immigration non qualifiée, c'est-à-dire que les immigrés ne sont pas une aide, mais une charge. « Si l'Europe accueille trop de personnes non qualifiées, elle deviendra un continent sous-développé (...), si l'on ouvre les vannes, on précipite la catastrophe démographique au lieu de l'éviter ». Pour régler les problèmes qui se poseront à partir de 2020, Jacques Dupâquier remarque qu'il y a déjà longtemps qu'il aurait fallu prendre les dispositions nécessaires.


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