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EUTHANASIE
EUGÉNISME

BERNARD KOUCHNER :
« J'AI PRATIQUÉ L'EUTHANASIE À
PLUSIEURS REPRISES
 »
[26/07/2001]

Accordant une interview à l'hebdomaire néerlandais, Vrij Nederland, du 25 juillet, le ministre délégué à la santé, Bernard Kouchner, a déclaré : « J'ai pratiqué l'euthanasie à plusieurs reprises. Quand les gens souffraient trop et que je savais qu'ils allaient mourir, je les aidais. Je l'ai fait au Liban et je l'ai faity au Viet Nam » .
Mais devant le tollé suite à ces propos, le ministre devait préciser : « J'affirme n'avoir jamais avoir, personnellement, pratiqué d'euthanasie mais bien procédé à des soulagements dans des cas d'extrême souffrance chez des blessés à bout de vie. Il s'agissait de soins palliatifs en période de guerre (...) ». Et de d'invoquer un « problème de traduction ! ».
Il n'empêche, en 13 ans, il s'agit du deuxième ministre français de la santé d'un gouvernement socialiste qui avoue avoir pratiqué, jadis, l'euthanasie.
Le précédent étant l'éphémère ministre de la santé du gouvernement Rocard en 1988, Léon Schwartzenberg, qui avait avoué avoir pratiqué l'acte morbide.
Concernant, Kouchner cela n'a rien d'étonnant puisqu'il n'avait pas condamné les actes incriminés de Christine Malèvre, l'infirmière de Mantes-la-Jolie, qui comparaitra bientôt pour meurtres.


AFFAIRE MALÈVRE SUITE MAIS PAS FIN [20/06/2001]

L'avocat de l'infirmière de l'hôpital de Mantes-la-Jolie inculpée de l'assassinat de sept personnes a obtenu une nouvelle expertise psychiatrique et psychologique de sa client, visant à prendre en compte une éventuelle "évolution" de cette dernière. Les experts désignés devront relever "d'éventuels troubles" qui auraient pu influencer son comportement.
Actuellement, l'inculpée ne reconnaît que "quatre cas d'euthanasie active" pratiqués par pure compassion.
En tout état de cause, le procès ne pourra pas avoir lieu avant le milieu de l'an prochain, et on peut être sûr que les partisans de la culture de mort affinent leur stratégie pour obtenir une acquittement triomphal, ou du moins, une peine de principe ouvrant la porte – comme le réclame ouvertement le ministre Kouchner – à une modification de la législation.


APRÈS LES ENFANTS, LES PERSONNES ÂGÉES [03/05/2001]

Légalisée aux Pays-Bas le 10 avril dernier, en passe de l'être en Belgique où une proposition de loi en ce sens est actuellement étudiée par le Conseil d'État, l'euthanasie est officiellement promue en France par le ministre délégué à la santé, Bernard Kouchner. Limitée comme première étape, au « droit de mourir dans la dignité », auquel une grosse majorité de Français est favorable, elle devrait, selon le ministre, faire l'objet d'un débat « au grand jour (...) sans arrogance, sans certitudes ni position idéologique ».
Du fait de l'abandon de toute référence philosophique au "bien commun" de la cité (c'est sans doute ce que le grand penseur républicain appelle péjorativement "certitudes" et "position idéologique"), et à la lumière du processus législatif de l'avortement – qui n'est pas fini –, il n'est pas besoin d'être grand clerc pour prévoir que l'on passera semblaablement d'un vague droit à une contrainte, protégée ou même assumée par l'État.
Sur sa lncée, le ministre envisage de s'inspirer du modèle hollandais au sujet de problèmes de société (sa société) comme la dépénalisation de la drogue ou la pratique de la prostitution ; et avec sa compétence philosophique de "café du commerce", il soulève la question de savoir « si nous devons ou non faire évoluer notre législation et modifier nos interdits ».


LE HERALD TRIBUNE
PROVOQUE ET VISE JUSTE
[21/04/2001]

Faisant état des réactions de la presse allemande à la légalisation de l'euthanasie aux Pays-Bas, le Herald Tribune titre : Sous l'ombre d'Hitler, les Allemands dénoncent la loi hollandaise sur l'euthanasie.
On y remarquera en particulier le passage suivant : « La portée de la réaction, bien au-delà de celle des autres pays européens, semble reflèter le malaise durable concernant l'euthanasie dans un pays qui en a fait l'essai sous Hitler.
De 1939 à 1941, au moyen de gazages dans beaucoup de cas, les Nazis ont poursuivi l'élimination clandestine de quelque 100 000 hommes, femmes et enfants physiquement ou mentalement handicapés. L'objectif était d'améliorer la race Aryenne par l'éradication de ceux déclarés congénitalement handicapés par les médecins.
Faisant allusion à ces pratiques dans sa critique de la loi hollandaise, le quotidien Die Welt remarque que sous Hitler : "Les étrangleurs du gouvernement qui venaient dans les établissements pour handicapés en vue de sélectionner ceux qui étaient indignes de vivre étaient très attentifs à ne pas révéler leurs intentions. A un certain degré, les antiques scrupules liés au commandement de ne pas tuer étaient présents"
».
Il continue : « le scandale de La Haye est qu'un parlement a imposé une norme d'état à la place de la liberté pour écarter de tels scrupules

Under Ghost of Hitler, Germans Denounce Dutch Euthanasia Law

By Roger Cohen
New York Times Service

BERLIN – Relations between Germany and Netherlands, still scarred by war's memories, are generally cordial rather than warm. Now the divergent official views of euthanasia in the two countries have opened a new dispute.
A strongly worded statement from Cardinal Karl Lehmann, the chairman of the Conference of German Bishops, saying that 'nobody has the right to decide the worth or the worthless of a human life', was only one of several angry reactions in Germany to the euthanasia law approved Tuesday by the Dutch Senate.
Front-page newspaper editorials, statements from ministers and criticism from doctors all took the view that, in the words of George Paul Hefty in the Francfurter Allgemeine Zeitung, the Dutch have "breached a dike" with dangerous consequences by allowing doctors to end the lives of seriously ill patients who have asked to die.
The extent of the reaction, far greater than in any other European country, seemed to reflect the enduring unease over euthanasia in a country that tried it under Hitler.
From 1939 to 1941, using gassing in many cases, the Nazis proceeded with the clandestine elimination of about 100 000 men, women and children who were physically or mentally handicapped. the aim was to improve the Aryan race by eradicating those that doctors decided had congenital handicaps.
Referring to these practises in its criticism of the Dutch law, the daily Die Welt noted Wednesday that under Hitler : "The government thugs that went into institutions for handicapped to select who was unworthy for life were very careful not to broadcast their intentions. At some level, the old scruples linked to the commandment against killing were present".
It continued, "The scandal in The Hague is that a Parliament has imposed a state norm in place of the freedom to uphold such sruples".
Under the new Dutch law, which formalizes what has become common practice in the Netherlands over many years, the terminally ill enduring "lasting suffering" may ask their doctor to die. If the doctor determines that euthanasia is the best available solution, and a second independent doctor who is also a trained consultant agrees, then the mercy killing may proceed.
It is widely estimated that about 3 500 people a year have died in this way in the Netherlands over the last decade. In about 85 percent of cases, the deaths occur at home usually through the administration of lethal doses of barbiturates by family doctors.
Under the law, a child must be at least 12 before requesting death ans must then have parental approval. At the ages of 16 and 17, parents must be informed but no longer have the right to decide. Once the age of 18 is reached, a patient is considered to have attained an adult's right to die.
"We have a good law at last", said Dr Rob Jonquiere, a retired family doctor in the Netherlands Association for Voluntary Euthanasia. "The Germans have a war trauma and to compare our euthanasia law with each other".
There is no question that the Dutch law, whose basis is the patient's individual right and his initial request to die, has nothing in common with the methods that have scarred the German psyche and that were based on physicians' arbitrary selection of those deemed unfit to live in the Third Reich because of their handicaps.
But many German doctors seemed in concert in seeing sinister trends behind the Dutch law. Dr Stephan Sahm, who treats cancer patients in Wiesbaden, argued in the Franckfurter Allgemeine that research suggested that many deaths every year in the Netherlands involved "life-ending actions without explicit request".
He wrote : "The process has gained its own dynamics and logic, which is nothing short of merciless. Where continuing to live is only one of two legal options, everyone who burdens others with his or her continued exitence is held accountable".
Joerg-Dietrich Hoppe, the president of a leading association of German doctors, said : "Everyone has the right to a dignified death, but nobody has the right to be killed. the dangers of abuse are too great".
Suggestions of abuse or of a "slippery slope" to ever wider use of euthanasia have caused concern in the Netherlands. the case last year of a doctor who helped Edwards Brongersma, a former socialist senator, die because he felt he was living a "pointless and empty existence" received wide attention. the doctor was acquitted, although Mr. Brongersma had no serious physical or spycholigical illness.
Peter Huurman, a leading Dutch opponent of euthanasia, said : "If a person is dying in this country, he or she often feels some pressure to consider assisted death from the attitude of doctors and nurses. That is one reason I oppose the law. the other is religious : life is sacred".
But Dr. jonquiere, who helped two patients die when he was practicing medicine before joining the movement for voluntary euthanasia, said that a vast majority of Dutch people took the view that "they should control their lives rather than placing their lives in the hands of God".
Surveys suggest more than 80 percent of Dutch citizens support the law.
Elsewhere in Europe, Belgium has a bill before Parliament that would partly decriminalize euthanasia and has taken a broadly sympathatic view of the Dutch decision. But Polish, Austrian and Italian clergy members all spoke out against the Dutch law Wednesday.
Wowhere was the reaction as virulent as in Germany, where so-called bio-politics are currently under intense review. chancellor Gerhard Schroeder said recently : "We agree on what we do not want : the cloned, optimized, genetically selected human being". But he has cautiously left the door open to research on cloning and embryo diagnostics, while ruling out euthanasia.


LES PAYS-BAS LÉGALISENT
L'EUTHANASIE
[11/04/2001]

Le 10 avril, les Pays-Bas sont devenus le premier pays au monde à légaliser l'euthanasie, le Sénat hollandais ayant confirmé le vote des députés.
Aucune opposition n'a pu retenir les parlementaires.
Dès sa promulgation par la reine, la loi pourra entrer en vigueur, sans doute, au second semestre de cette année.
Dans les pays voisins, c'est la consternation.
Ainsi, en Allemagne, le vice-président de la Commission parlementaire chrétien-démocrate, Hubert Hueppe, a déclaré : « Le projet d'euthanasie néerlandais est abject, il ne doit pas faire école en Europe ». Même réaction dans la presse où l'on craint le développement d'un "tourisme de mort" comme existe un tourisme sexuel pour les "pédophiles" en Thaïlande ou un narco-tourisme vers ces mêmes Pays-Bas.


"ANGE NOIR" À BUDAPEST [11/04/2001]

La Hongrie est sous le choc après les aveux d'une infirmière arrêtée à Budapest suite à une dénonciation.
Surnommée "lange noir" par ses collègues à cause de ses habitudes vestimentaires, l'infirmière a avoué aux policiers avoir pratiqué... 40 cas d'euthanasie. Elle dit « avoir tué parce qu'elle voumait venir en aide aux personnes qui souffraient ». Elle a tué en leur injectant diverses drogues et sédatifs car elle « ne pouvait plus supporter de voir des personnes atteintes de maladies incurables et voulait leur épargner de nouvelles souffrances ». L'euthanasie étant illégale en Hongrie, cette infirmière âgée de 24 ans risque une peine d'emprisonnement de 20 ans ; est admis en revanche qu'un patient, en phase terminale, puisse notifier devant notaire son refus d'être maintenu artificiellement en vie.
Pour le ministre de la justice, Mme Ibolya David, parler d'euthanasie, pour cette affaire, est exclu, il s'agit d'une « décision arbitraire de retirer la vie à des gens (...). Pour moi l'euthanasie est une sorte de meurtre que rien ne saurait justifier ». Elle rappelle que la constitution hongroise est fondée sur « la primautée absolue de la vie » mais précise qu'une « tenue de débats en profondeur sur plan médical, moral, légal et éthique » est nécessaire avant tout changement de la constitution. La cour constitutionnelle s'est engagée à se prononcer, avant la fin de 2001, sur le cas d'une femme qui avait tué son enfant, il y a 8 ans, pour "lui éviter des souffrances".
De son côté, le social-démocrate Peter Harrach, ne rejette pas l'idée d'une 'euthanasie passive" : « il est préférable de laisser mourir une personne incurable plutôt que de prolonger artificiellement sa vie pour quelques heures ou jours, lui ôtant toute dignité humaine ».


L'AUSTRALIE FACE À L'EUTHANASIE [23/01/2001]

Après une émission de télévision où une femme âgée de 72 ans, Noma Hall, en compagnie d'un médecin favorable à l'euthanasie avait expliqué son désir de "mort confortable", la police australienne vient d'ouvrir une enquête après la mort de cette dernière. Si le porte-parole de la police a indiqué que la mort de Madem Hall faisait l'objet d'une enquête de police et qu'un rapport serait transmis au juge d'instruction, il a refusé d'indiquer si des charges seraient retenues contre le docteur Nitschke qui a déjà "aidé" quatre personnes à mourir il y a cinq ans lorsque l'Australie avait légalisé pendant une courte période l'euthanasie dans les territoires nord du pays ; cette légalisation avait été abrogée face aux remous qu'avait provoqué cette décision.


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