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LA
CULTURE DE VIE
FACE AUX TRIBUNAUX |
DÉNI
DE JUSTICE À STRASBOURG |
[09/07/2004] |
La
Cour européenne des Droits de l'homme s'est prononcée
en ne se prononçant pas.
Une mère ayant été privée de son bébé
au sixième mois de grossesse, la question était
de savoir si la justice de la république française
n'avait pas violé l'article 2 de la Convention internationale
des Droits de l'homme en considérant que les faits litigieux
ne relevaient pas des dispositions relatives à l'homicide
involontaire, refusant ainsi de considérer le ftus
comme une personne humaine pénalement protégée.
Le
tribunal de Strasbourg a simplement répondu que du fait
de l'absence de consensus au plan européen sur le statut
de l'embryon ou du ftus, le point de départ du droit
à la vie relevait du droit des États. Et la république
française ayant, tout récemment encore (rejet de
l'amendement Garraud) formellement refusé d'assurer la
protection pénale de l'enfant in utero, la cour
a refusé de décider si cet enfant est une personne
humaine au sens de l'article 2 de la Convention.
On
remarquera que c'est à deux associations notoirement avortistes
que le président de la cour avait donné l'autorisation
d'intervenir dans la procédure, en qualité de tiers
intervenants.
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L'EUROPE
FACE AU STATUT DU FTUS |
[07/07/2004] |
Le
6 février 2004, nous indiquions, en conclusion de notre
commentaire : Les
ravages de l'amendement Garraud, que la Cour européenne
des droits de l'homme était saisie d'un cas qui aurait
pu entrer dans le cadre de cet amendement, celui d'une femme,
avortée par erreur au sixième mois de sa grossesse
et dont la Cour de cassation, logique avec elle-même, avait
rejeté le point de vue (elle avait cassé la condamnation,
par la Cour d'appel de Lyon, pour homicide involontaire, du médecin
responsable de l'erreur).C'est donc d'une façon parfaitement
cohérente que, contre la mère de l'enfant, le représentant
de la république à la Cour de Strasbourg a soutenu
le dogme officiel de ses tribunaux : tant que l'enfant n'est pas
né, il n'est pas une personne, et ne peut donc être
protégé par la loi pénale.
Nous
expliquions alors que, selon ce dogme, « la jeune
mère venue consulter pour sa grossesse et qu'une confusion
a fait prendre pour une autre, ne peut légitimement prétendre
que son enfant est mort, puisque si elle avait vraiment voulu
avorter, aucun enfant ne serait mort. Personne ne peut être
mort par erreur puisque, selon la loi Veil, personne ne serait
mort par acte volontaire. »
C'est
demain, 8 juillet, que la Cour rendra son arrêt. Arrêt
absolument fondamental dont dépend le choix de l'Europe
: ou bien elle entre dans la voie de la culture de vie, ou bien
elle adopte la jurisprudence de mort de la république française.
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L'HOMME
ET LE NÉANT |
[28/05/2004] |
Janvier
2004 : Un ensemble d'expériences convergentes sur la
vie ftale ont permis de prouver la mise en place des structures
de perception au cours du développement utérin.
En ce qui concerne l'ouïe, la perception chimique est présente
dès la huitième ou neuvième semaine, puis
apparaissent les sensorialités cutanées, puis vestibulaires
(oreille interne), et l'audition proprement dite vers la dixième
semaine. Depuis des années, on opère des bébés
in utero, on constate qu'ils éprouve le goût
et la douleur.
Avril
2004 : Aux États-Unis, la Public Law du 1er avril 2004
définit l'enfant non né comme « un
membre de l'espèce Homo sapiens, à quelque stade
de développement que ce soit, porté dans l'uterus ».
En conséquence, une agression contre une femme enceinte
sera désormais considérée comme deux infractions.
Mai
2004 : les juges de la République française
condamnent à un an de prison le responsable d'un accident
de la route avec circonstances aggravantes du fait qu'il avait
consommé de la drogue (il en encourait sept), qui avait
tué une femme, enceinte de 22 semaines.
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« LE
DROIT DU FTUS REVIENT ! » |
[21/05/2004] |
Tel
est le cri d'alarme lancé par Libération
dans son numéro du 19 mai. Et c'est vrai que les partisans
de la culture de mort ont du mauvais sang à se faire.
Le
tribunal correctionnel de Thionville devra dire le 25 mai si,
en tuant Florinda Braganca, enceinte de cinq mois, un conducteur,
inculpé d'homicide involontaire, a fait une ou deux victimes.
Le
père de l'enfant, en effet, a décidé de demander
au tribunal de faire reconnaître la perte de l'enfant à
naître.
Pour
le défenseur du conducteur, la question ne se pose même
pas « car la loi ne reconnaît pas pour le
ftus un statut identique à celui de l'enfant né. »
Très
modéré, le procureur a demandé dix-huit mois
de prison.
La
décision du tribunal de Thionville est imprévisible,
mais l'avocat du père de l'enfant ayant déjà
annoncé qu'il irait en appel et en cassation s'il le fallait,
on va voir les cours obligées de se prononcer à
nouveau, et cela ne s'arrêtera pas là.
Au
fait, qu'avons-nous dit, dès le 16 décembre 2003
(N° 16 de notre Courrier "électronique"),
à propos du rejet, par le gouvernement, de l'amendement
Garraud que nous soutenions ? Tout simplement ceci : « Notre
soutien n'a aucune importance. Ce qui en a, c'est la brèche.
Ils ont colmaté celle-ci, ils en colmateront d'autres !
Mais c'est le mur de la culture de mort qui est incompatible avec
les règles de la vie en société. Alors il
faudra bien que celui-là soit détruit pour que celle-ci
vive ; ou, au contraire, pour sauver celui-là coûte
que coûte, détruire celle-ci de fond en comble. »
La
République a choisi d'une façon claire. Il faut
espérer qu'en fin de compte les Français feront
un choix opposé.
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ARRÊT
DE CASSATION DU 2 DÉCEMBRE 2003
ET AUTRES ÉTRANGETÉS |
[05/03/2004] |
Nous
avons déjà mentionné cet arrêt (Courrier
"électronique" N° 17 du 6 février
2004) : le responsable d'un accident de la route au cours duquel
une femme enceinte, ayant été blessée, avait
du subir une césarienne pour accoucher d'un enfant mort
une heure plus tard du fait des blessures reçues dans l'accident,
a été condamné pour homicide involontaire.
La
cour, dont on se souvient que c'est le renversement de jurisprudence
du 30 juin 1999, qui mit au jour toutes les incohérences
découlant de la loi Veil, dit clairement dans son arrêt
que, selon la législation actuelle, si l'enfant était
mort in utero, aucune condamnation n'aurait pu être
prononcée du chef d'homicide contre le responsable de l'accident,
et elle appelle le législateur à donner une solution
à cette incroyable absurdité.
Rappelons la conséquence d'une logique imparable qu'en
tire l'U.F.E. : Dans une situation semblable, demandez
une césarienne.
A
Montauban, le tribunal correctionnel est allé dans le même
sens et on attend avec impatience dans quel sens ira la cassation
lorsque l'affaire parviendra jusqu'à elle. C'est un médecin
gynécologue qui est condamné pour homicide d'un
nourrisson. Peu importe ce que l'on reproche concrètement
au praticien. Ce qui intéresse d'abord le défenseur
de la culture de vie c'est ce autour de quoi ont argumenté
les deux parties : pour la mère, l'état civil ayant
prononcé la mort de l'enfant, il fallait lui reconnaître
le statut d'être humain à part entière, donc
admettre qu'il y a eu homicide ; pour le médecin au contraire,
le bébé n'étant pas né vivant, il
devait être considéré comme un ftus,
n'ayant donc pas d'existence propre, et ne pouvant donc pas faire
l'objet d'un homicide.
Comme
on voit, on n'en a vraiment pas fini avec ces arguties, rendues
nécessaires par l'absurdité, et le scandale, de
la loi républicaine ; et on guette avec intérêt
les futurs commentaires des Halimi et autres Panafieu
qui ne font pas bien la part des choses entre le législatif
et le judiciaire.
Quant
au législateur, en effet, que la Cour de cassation essaye
de traquer dans tous les recoins où il tente de se réfugier
pour échapper aux conséquences de sa démence,
il a bien eu la possibilité d'aborder de biais la question
avec l'amendement Garraud, mais, ayant, avec tous les avortistes,
vu immédiatement où il mettait les pieds, il en
est resté prudemment au stade de l'intention, espérant
qu'il pourra tenir le plus longtemps possible dans cette situation
véritablement schizophrène.
Selon
le Grand Larousse, la schizophrénie est « une
psychose délirante chronique caractérisée
par une discordance de la pensée (
) et du rapport
au monde extérieur. (
) La période d'état
se marque par une bizarrerie des conduites, par des hallucinations
de diverses natures ; l'automatisme mental est alors presque constamment
présent ainsi que des idées délirantes. »
Ne
croirait-on pas une description exacte de la République
française d'aujourd'hui ? A l'époque de Boileau,
on aurait proposé les "petites maisons" pour
ses représentants les plus en vue.
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